Pourquoi parler d’avenir quand le présent nous va si bien ?
Tout simplement parce que l’opportunité d’en discuter m’en a été donnée pendant le séjour en Belgique de notre ami Michel. Et l’occasion faisant le larron…
L'activité ulm en Norvège est peut-être un exemple de ce qu’il conviendrait de faire. Voici pourquoi.
L’activité ulm « à la française » séduit tout esprit libre qui tient à le rester ! Avec en corolaire une ombre au tableau : celle qui interdit l’accès des ulms sur certaines plateformes ou aérodromes réservés aux avions. Ce n’est pas bien grave me direz-vous. C’est vrai et c’est selon… Personnellement je n’ai jamais accepté les empêcheurs de voler en rond.
Et cette séparation des « pouvoirs » ne me satisfait pas.
La Norvège a fixé des conditions de vol aux ulms qui éliminent toute discrimination. En partant de deux obligations.
La première consiste à obliger le pilote ulm à subir un test tous les deux ans (en réalité un vol d’une demi-heure avec son instructeur). Ce test est destiné à vérifier le maintien des compétences.
La deuxième obligation est de contrôler chaque année l’état de l’ulm (équivalent « avion » du certificat de navigabilité)
Sous ces deux conditions, l’ulm peut se poser partout et naviguer dans tous les espaces exactement comme un avion.
Il n’y a donc plus la moindre différence « opérationnelle » entre les deux catégories. On est dans l’aviation générale à part entière.
Si on analyse cette manière d’intégrer l’ulm au niveau de l’avion, on s’aperçoit de l’intérêt de la chose.
Car les deux conditions sont plus légères qu’il n’y paraît pour les pilotes ulm. Pour deux raisons.
D’abord parce que subir un vol d’une demi-heure tous les deux ans (comme les pilotes avion) est bénéfique, surtout pour celui qui se prend pour le roi et croit tout savoir… Ce test ne sera qu’une formalité pour les pilotes ulm car ils volent régulièrement et maintiennent automatiquement leurs compétences.
Bénéfique aussi pour le contrôle de l’état de l’ulm. Car les machines sont quasi neuves (souvent moins de 10 ans d’âge) et demandent peu d’entretien. Elles conserveraient aussi de cette manière une valeur marchande bien supérieure au fil du temps.
Et en fin de compte un avenir bien lourd pour les empêcheurs de voler en rond
Cette idée me sied. Siérait-elle à tout le monde ?
Claude B

, sauf sur les sujets qui ont une rubrique spécifique (voir ci-dessous),
Car cela se traduirait par une augmentation drastique des contraintes aux détriments de ce qui nous reste de nos précieuses libertés.

