Bien triste.
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UN REPRENEUR POUR DYN’AERO
Après plusieurs reports, le tribunal de commerce de Dijon a rendu public, hier, son choix définitif pour la reprise de la société Dyn’Aéro, placée en redressement judiciaire depuis le début de l’année 2012. Finalement, l’unique repreneur, le groupe AK, a acheté le fond de commerce de la société Dyn’Aéro (ULM et CNSK) ainsi que ceux de Dyn’Aviation (bureau d’études, appareils certifiés) et l’atelier de maintenance DAeS.
Basé dans le sud-ouest de la France, à Soulé (pays basque), ce groupe industriel constitué de sept entreprises spécialisées notamment dans la sous-traitance aéronautique et le BTP, employant 250 salariés pour 35 millions d’euros de chiffres d’affaires, a ainsi souhaité poursuivre sa diversification dans la mécanique et l’aéronautique en particulier.
Un communiqué de presse en date d’aujourd’hui, émanant du groupe AK dirigé par par MM. Michel Etchebest et Benat Cazanave, précise que le «projet de rachat vise à travailler à l’amélioration et à la fiabilisation des produits existants, avec l’installation d’un système d’information et d’un système qualité, mais aussi à mettre en place une stratégie et une démarche commerciale attentive aux désirs des clients».
Il est indiqué qu’un ingénieur viendra renforcer dans les prochains jours le bureau d’études déjà existant. En complément du site implanté sur l’aérodrome de Dijon-Darois, une base commerciale dans le sud-ouest doit prochainement compléter la couverture territoriale pour un meilleur service.
Le communiqué indique que «l’étape suivante va consister à la certification d’un avion 4-places, sur la base de la cellule MCR-4S en composite carbone déjà existante, pour offrir, aux aéro-clubs en particulier, un avion école léger et économe (17 l/h) en carburant. Egalement, la mise en vol de la version du bimoteur avec des hélices à pas variable sera poursuivie».
Ainsi, la nouvelle direction entend poursuivre le programme de développement du Twin R, le bimoteur à motorisations Rotax 912S, dont le prototype de faisabilité a reçu des hélices à pas fixe (cf. Piloter 28), tout en visant la certification du MCR-4S. Sur ce dernier point, l’orientation s’avère différente de celle envisagée ces derniers mois par le constructeur dijonnais, à savoir, la certification d’une nouvelle version du DR-400 sous le nom de DR-2 Phénix et avec l’accord de Jean Delemontez. Ce projet avait pris forme après une enquête menée par Aérodif auprès d’un certain nombre de dirigeants d’aéro-clubs, plus attirés par la réputation du DR-400, quadriplace aux qualités de vol reconnues et adaptées aux pilotes de loisirs, tout en améliorant le concept via un usage des matériaux composites (fuselage en carbone, voilure en bois avec longeron bois-carbone), quelques modifications (maintenance plus aisée) et une motorisation plus économe (Lycoming O-233 avec TBO de 2.400 heures), le tout avec un prix de référence (2010) de moins de 200.000 euros, identique à celui de l’APM-40 Simba. Jusqu’à ce jour, l’utilisation de MCR biplaces en école n’a pas réussi à convaincre bon nombre de clubs, avec un appareil plus exigeant en pilotage et sans doute plus fragile en usage collectif…
Le groupe AK précise que «pour financer les divers besoins et projets, la société va disposer d’une enveloppe de plus de 1,5 million d’euros dont près de la moitié en capitaux propres».
http://www.artzainak.com
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