
“L’Envol du coyote”, l’ultraléger motorisé qui s’est écrasé samedi matin sur le terrain de parachutisme de l’Etang-Salé, va être examiné sous tous les angles par les enquêteurs. Pour tenter de comprendre ce qui a causé la mort de Patrick Iwasuila, 51 ans, le pilote, et de sa passagère, Hélène Sevin, 43 ans.
’est seulement hier, en fin de matinée, plus de vingt-quatre heures après l’accident, qu’elle a appris le décès de son père. La fille unique de Patrick Iwasuila a pris ses dispositions pour quitter l’Allemagne et se rendre à la Réunion, mardi ou mercredi. La jeune femme va retrouver les proches de son père. Samedi matin, “L’envol du Coyote” - c’est le nom de l’ULM que pilotait son père - s’est écrasé à la verticale sur le terrain de parachutisme de l’Étang-Salé. À bord, au côté de Patrick Iwasuila, 51 ans, avait pris place Hélène Sevin, sa passagère, une mère de famille de 43 ans. Tous les deux succombent immédiatement (notre édition d’hier). Ils avaient décollé quelques minutes auparavant de l’aéroport de Pierrefonds. Là où est basée la société Air Evasion dont Patrick Iwasuila est le patron. Mais le vol de ce samedi n’était pas un vol commercial. Le pilote avait accepté d’emmener l’épouse d’un ami militaire pour une balade prévue pour durer une trentaine de minutes.
“QUAND IL EST POUR VOUS, IL EST POUR VOUS”
Un peu avant le malheureux crash, Patrick Iwasuila avait fait savoir à la tour de contrôle qu’il allait procéder à un exercice “panne de moteur”. Exercice habituellement réalisé sans passager à bord. “On ne le fait qu’à l’école”, note également le président d’ULM Sud, un proche. Son club héberge depuis six ans la société Air Evasion. “Je ne comprends pas pourquoi il l’a fait. Ça me surprend de sa part, poursuit le président d’ULM sud. En créole, on dit quand il est pour vous, il est pour vous.” Mais la fatalité est mise de côté. Une double enquête a d’ailleurs immédiatement été ouverte par le parquet de Saint-Pierre. Elle devra déterminer les raisons de ce crash mortel. Divers relevés ont déjà été réalisés. Dans la matinée de samedi, l’hélicoptère de la section aérienne de la gendarmerie a tourné pendant plusieurs minutes au-dessus de l’épave pour réaliser des clichés vus du ciel. Sur terre, les enquêteurs ont relevé tous les indices possibles. Un membre de l’aviation civile a également effectué le déplacement. Toutes les hypothèses seront étudiées même si, pour certains membres du club, celle de l’exercice panne de moteur qui a mal tourné est la plus probable. L’autre piste est celle d’un décrochage, une perte de portance qui a entraîné la chute de l’appareil. C’est pourquoi l’étude sous tous les angles de “L’envol du coyote” est plus que déterminante. Ces investigations techniques sont menées par les hommes de la brigade de gendarmerie des transports aériens (BGTA). Leurs collègues de la brigade de recherche de Saint-Pierre ainsi que ceux de la brigade territoriale de l’Etang-Salé ont en charge le volet judiciaire. Plusieurs personnes seront entendues, à commencer par les témoins de l’accident
N. N.
Source :
http://www.clicanoo.re/11-actualites/Fa ... piste.html