J'ai rencontré hier un vieil ami, presqu'un ami d'enfance, qui a bien tourné: il est Commandant de bord sur A330 long courrier... Nous avons partagé des moments agréables au Centre National de Vol à Voile à St-Hubert, dans les années 70 et 80. Et devinez de quoi nous avons parlé? Vous avez trouvé et je vous félicite: avions, ulms, voyages et sécurité.
Guy (qui est membre de Dreamplanet !) me précisait les contraintes et exercices auxquels sont soumis les pilotes professionnels. Pas une sinécure.
Un des exercices met en lumière une réalité que des pilotaillons comme moi devraient garder en mémoire. Il s'agit de l'écart en altitude (en pieds) correspondant à un écart de pression (en millibars)
La règle est simple: dans une atmosphère stable, 1 millibar d'écart en pression correspond à 27 ft en altitude.
Une règle de trois nous donne donc 500 ft d'écart pour une variation de 18.5 millibars.
Pourquoi signaler cet écart.? Pour deux raisons importantes.
1. La première nous indique que si le pilote oublie de modifier son alti QNH en passant à l'altitude standard (>3500 ou 4500 ft selon les pays et régions !) , il se retrouve exactement où il ne faut pas quand le QNH est de 1033 par exemple ! L'erreur en altitude par rapport à la lecture est alors de 500 ft.
Le pilote qui croit respecter les niveaux VFR (FL55, FL65 etc) se retrouve donc aux niveaux des vols IFR (FL50, FL60, FL70..). Il se met en grand danger et risque dans le meilleur des cas de le payer cher s'il vole en UK sous la surveillance des LARS. Même remarque pour les limites en altitude des zones rencontrées.
2. La deuxième raison pour signaler cet écart vient de situations que j'ai personnellement rencontrées en utilisant des baros électroniques (genre EFIS) qui peuvent se "bloquer" sur 1013 par exemple. En volant en-dessous de la transition, le pilote peut alors calculer son altitude réelle dès qu'il reçoit le QNH local. (1 millibar = 27 ft)
Les instruments modernes (GPS) donnent les altitudes vraies, ce qui réjouit le pilote qui vole sous la transition. Mais s'il s'aventure au-dessus, il devra traduire son altitude vraie en altitude-pression (1013.25) en se souvenant encore une fois que 1 millibar correspond à 27 ft.
Claude B
Remarque: ne pas confondre altitude-pression et bière-pression qui se déguste au QFE.


c'est ici que ça se passe.
mais il est à peu près certain qu'en volant n'importe comment je me ferais vite jeté des zones contrôlées...
