Le Twin'R présenté lors du dernier salon allemand de Friedrichshafen. Photo Dyn'Aviation
D'un concentré d'idées, Dyn'Aviation a fait un produit innovant qui part à la conquête d'un nouveau marché. Au départ, pourtant, tout était contre le Twin'R.
Il aurait dû rester unique. Comme ces prototypes superbes et irréalistes que les constructeurs automobiles présentent à longueur de salons. Mais le Twin'R, dernier né des bureaux d'études de Dyn'Aviation, à Darois, est aujourd'hui une réalité technologique, industrielle et économique tangible.
Né des imaginations conjointes de Pierre et Christophe Robin, ce bimoteur qui ne dépasse pas 400 kg n'avait au départ d'autre finalité que de démontrer un savoir-faire technologique. « Le projet » explique Christophe Robin, dirigeant de Dyn'Aviation « nous permettait, à mon père et à moi, d'expérimenter des solutions mais il ne pouvait avoir aucun débouché économique ».
Coûts de certification
Le passé est de rigueur ici. En effet, avec ses quatre places et ses deux moteurs Rotax d'une puissance totale de 200 CV, le Twin'R n'entrait pas dans la catégorie des ULM, malgré son poids très bas. D'autre part, le niveau des coûts de certification afin de permettre à l'appareil d'intégrer la catégorie des avions était si prohibitif qu'il enlevait toute rentabilité économique au projet.
Les choses auraient donc dû en rester là et le Twin'R dans son hangar. Sauf que, coup sur coup, telles de bonnes fées, des évolutions législatives se sont penchées sur son berceau. La première date du 25 janvier et indique que, désormais, un ULM peut aussi disposer de deux moteurs. Dans la foulée, l'European aviation safety agency, ou agence européenne de la sécurité aérienne a fait voter une loi divisant par 10 le coût des certifications pour les avions.
Ces modifications, qui ont fait sauter les deux verrous empêchant la commercialisation du Twin'R, pour des prix allant de 105 000 à 250 000 euros (en kit ou monté), ne sont pas tombées du ciel.
A l'instar d'autres entreprises du secteur, Dyn'Aviation a œuvré pour faire évoluer ces textes de loi. La société recueille aujourd'hui le fruit de son travail et la nouvelle n'est certes pas mauvaise dans un secteur qui subit fortement la crise depuis un an.
BERTY ROBERT
Source : http://www.bienpublic.com/fr/accueil/ar ... -fees.html

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